Sofia

Sofia, un climat hostile aux « migrants »


La situation de la Bulgarie est complexe : 5 siècles de domination ottomane, au sein de l’UE une population qui compte le plus grand nombre de citoyens de confession musulmane (environ 15%) ; depuis les années 90, un déclin démographique, une transition extrêmement brutale entre l’ère soviétique et aujourd’hui un capitalisme très agressif combiné aux exigences de l’UE.

Dans un tel contexte, l’ouverture à l’altérité n’est pas une évidence. La Bulgarie est l’un des tout premiers pays européens à avoir ériger un mur à l’une de ses frontières, en 2015 l’agence d’État pour les réfugiés est dirigée par un officier réserviste, la même année, selon certains sondages diffusés, une large part des Bulgares considéreraient les « migrants » comme une « menace pour la sécurité intérieure », la première brochure disponible que nous trouvons dans un centre de la Croix-Rouge présente les mesures d’aide au retour, le plan de la ville vendu dans le métro n’indique pas la mosquée alors que tous les autres lieux de cultes sont mentionnés.