Bio

Céline Isaert & Vincent Brugère


Deux personnes différentes aux approches de la vie différentes ; l’une psycho-rigide, partisane du contrôle et de l’anticipation, l’autre psycho-libérée, adepte du « on verra bien » et «  c’est pas très grave ».

Céline

Un parcours d’une cohérence à toute épreuve, entièrement consacré à la photographie, depuis sa scolarité au lycée, l’obtention de ses diplômes universitaires (bachelor arts appliqués, option photographie et images animées et master 1 Recherche cinéma) jusqu’à sa vie professionnelle, en tant que photographe ou tireur.

La photographie, c’est le métier de Céline, ce qui paye ses factures et occupe son temps plus de 40 heures par semaine. Elle n’a pas vraiment le loisir ni l’énergie de développer ce qu’elle a à dire, le regard qu’elle a nourri durant ses années d’apprentissage, un œil qui documente le quotidien, l’anecdote, l’intimité qui se révèle, brut, les bribes de vie recueillies grâce à la photographie.

2014, l’année de la rupture. Céline rencontre Vincent ; elle quitte son ancien travail, le rejoint à Paris, vivent dans un 13 m², et par un fortuit hasard, se retrouvent accompagné d’un lapin. Au détour d’une conversation animée concernant la photographie, Céline vexe Vincent, en retour, il la bouscule, lui propose de se réveiller, d’ouvrir à nouveau les yeux et de reprendre ses travaux photo.

Vincent

Études universitaires brillantes, sans grande cohérence (diplôme de Sciences Po Toulouse, Master de Gestion, Master de Communication, licence d’Histoire -un bout seulement) ; début de carrière professionnelle chaotique, Vincent a commencé par rater son entrée dans le monde du travail, à errer de PME en groupes internationaux, du service public au secteur marchand.

L’année 2013 est un tournant, Vincent sait ce qu’il ne veut plus faire, passer sa vie à la gagner, être l’esclave du salariat auquel il n’est pas adapté. Il sous-loue son appartement, vend l’ensemble de son matériel photo pour financer sa première exposition, lors du 13e Festival européen de la photo de nu, à Arles, pour lequel ses travaux ont été sélectionnés.

2014 est l’année de la confirmation. Il rencontre Céline, photographe qui avait souhaité le portraiturer mais à laquelle il a dit non, préférant lui proposer de faire leur vie ensemble. Au détour d’une conversation, Céline lui jette un violent « tu fais des images, pas des photos ». Alors, il est sorti de son studio, ensemble, ils sont allés voir là-bas, sur la route ce qu’il se passait.

Depuis, ils consacrent leurs vies à la construction de leur documentaire, alternant entre préparation des prises de vue sur le terrain, post-production, rédaction des textes et diffusion.